Loading...
 

Habitation pour plus de 65 ans, où en est-on au Québec?

Type
Articles
Nom
Habitation pour plus de 65 ans, où en est-on au Québec?
Description

Hélas, je ne fais que poser la question, je n'ai pas de réponse, mais j'aimerais bien en avoir. Alors, si vous avez des pistes actualisées, merci beaucoup de commenter.

Suzanne Garon, Université de Sherbrooke, est l'une des spécialistes de la recherche sur les plus de 65 ans, elle est, entre autres, à l'origine du programme "Municipalités amies des aînés". Je viens de retrouver un de ses cahiers collectifs d'information et de sensibilisation " Habitation pour aînés" de 2016 ainsi que cette présentation "Permettre aux aînés de vieillir chez soi dans sa communauté" faite lors du 27e Colloque du Carrefour action municipale et famille du 7 mai 2015.

On peut notamment retenir du cahier "Habitation pour aînés" que :

  • l'habitation est l'un des éléments structurants de la qualité de vie des aînés,
  • Le nombre de Québécois âgés de 80 ans ou plus devrait doubler entre 2006 et 2031, puis doubler à nouveau entre 2031 et 2046. On estime qu’il y aura plus d’un million de personnes âgées de 80 ans ou plus au Québec en 2056.
  • 46 % des personnes âgées de 65 ans et plus consacrent plus de 30 % de leurs revenus brut au logement (seuil d'abordabilité).
  • 48 % des ménages de 75 à 84 ans et 59 % des ménages de 85 ans et plus dépassent le seuil d’abordabilité.
  • 64 % des femmes de 85 ans et plus consacrent plus de 30 % de leurs revenus brut au logement.
  • la perte d’autonomie modérée à grave s’accentue avec l’âge: 26,1% (65ans+) 59,1% (85ans+)
  • on voit se dessiner une succession de milieux de vie où chaque nouvelle étape d’évolution dans la perte d’autonomie est accompagnée d’un changement d'organisation et, pour l’aîné, un changement d’établissement résidentiel. Sachant que le relogement d’un aîné fragilisé par la maladie (physique ou cognitive) peut avoir des conséquences dramatiques sur son état général, ce portrait est très préoccupant.
  • 5 modèles pourraient éviter cet enjeu de relocalisation en fonction de l'évolution de la perte d'autonomie (voir dans le cahier tous les détails et des exemples pour chacun des modèles):
  • le modèle évolutif scandinave : la maison centre de services,
  • 2 modèles de petite taille : l'habitat partagé et la formule "petite maison" - "green house"
  • 2 modèles autogérés : le cohabitat et la coopérative de solidarité en habitation.
  • le développement d’un projet d’habitation communautaire pour aînés est positif pour l’économie locale, que ce soit l’économie du quartier en milieu urbain ou celle du village en ruralité. Les Coop-H et OSBL-H maintiennent les gens – aînés ou autres clientèles – dans leur milieu d’appartenance.


Alors qu'en 2017, la moitié des petites résidences ont du fermer faute de pouvoir se mettre aux normes, Suzanne Garon sonnait l'alarme : « Avec le vieillissement de la population qui s'accélère, il faut brasser la boîte, il faut sortir de nos idées préconçues. Au Québec, on ne connait qu'un seul modèle, celui des grosses résidences. Pourtant, ailleurs, il y a plein d'autres modèles qui fonctionnent très bien ».

La crise vient de nous démontrer la fragilité des plus de 65 ans lorsqu'ils rejoignent les résidences autonomes ou semi-autonomes de très grande taille et surtout les CHSLD.

Sur ce dernier point des hébergements de soins longue durée, la ville de Dax (France) vient de lancer un modèle inédit "un village Alzheimer " (vidéo). Il s'agit du troisième au monde après Rome et Amsterdam. Le projet est scruté à la loupe par les chercheurs et pourrait bien révolutionner l'accueil des aînés les plus fragiles.

Financé en grande partie par le département (équivalent d'une MRC) au coût d'environ 45M$, ce village accueille des malades d'Alzheimer de tous les âges. Il est fermé, mais donne l'illusion d'un village tout ce qu'il y a de plus normal. Un terrain de pétanques, une épicerie, un potager, un restaurant, un coiffeur, une médiathèque. On y chante, on y danse, on s'y amuse. Ici pas de blouse blanche ni de stéthoscope sur les épaules pour le personnel soignant. Tout est fait pour renforcer le lien social, stimuler les personnes tout en évitant les médicaments à outrance. Pas de contrainte, c'est comme à la maison. Spécificité française, le village est à la fois lieu d'accueil et centre de recherche médicale.

Bon alors, où en sommes-nous au Québec? Des références? Des pistes? Merci!

Sujets
Ainés, Habitation
Langue(s)
Fr
Utilisateur
admin