Ces villages possèdent généralement des infrastructures comme une épicerie, une école primaire, un centre communautaire, une église qui peut être convertie si elle n’est plus utilisée, comme dans la municipalité de Saint-Adrien. Les producteurs agricoles sont aussi dans ces villages ou à proximité.
Considérant toutes les embûches pour créer des écovillages autonomes, qui vont des lois, règlements, difficultés relationnelles, difficultés de trouver un lieu qui convient à toutes et à tous, intégrer un village fait partie des solutions, selon moi. C’est une solution aussi pour celles et ceux qui s’inquiètent de l’étalement urbain.

Nous pouvons revitaliser ces villages en y créant des services de proximité comme une épicerie avec une section de vrac, une boutique d’herboristerie, les services de professionnels tels que naturopathes, ostéopathes, plombiers, menuisiers, friperie, maison de jeunes, café-bistro, restaurant, jardins communautaires. Laissons libre cours à notre imagination, la source de tout ce que nous créons.

Peut-être avons-nous tenté de changer les choses de l’extérieur et que, finalement, une des solutions est de tenter de les changer de l’intérieur. Au lieu de seulement revendiquer des changements, impliquons-nous dans les instances qui ont justement des pouvoirs de décision.

S’installer dans un village, seul, en famille, avec des ami.e.s, peu importe la formule. S’intégrer, apprendre à connaître les gens et leur histoire. Participer aux réunions du conseil municipal, y exprimer son point de vue et y apporter ses idées et ses suggestions de projets. Participer à l’implantation de projets. Se joindre au conseil municipal et faire partie de l’équipe qui gère le village et qui est aussi en lien avec les instances plus englobaantes, comme les MRC.

Je crois que tous les modèles peuvent cohabiter harmonieusement. Soyons le changement que nous désirons en transformant ce qui est déjà là et qui a besoin de nous pour continuer d’exister!

Et vous, qu’en pensez-vous?

Micheline Claing